Air à P8

CR d’un premier échange

vendredi 2 décembre 2011, par airap8

Un rapide état des lieux fondé sur la pratique des participants fait apparaître à la fois la force de nos partenariats internationaux et l’importance du travail engagé pour consolider nos partenariats avec les lycées du 93, travail plus décisifs pour certains départements que pour d’autres et dont les premiers effets positifs se font ressentir aussi bien en terme d’effectifs (amorce d’un retournement à la hausse) et un terme intellectuel. La question est aussitôt de penser les conditions de possibilité du lien. Ce premier constat et l’ignorance dans laquelle nous nous trouvons parfois d’expériences pourtant déployées dans notre proximité attire l’attention sur ce qui va constitue à l’évidence une question centrale des années à venir. Comment éviter les tendances centrifuges, susceptibles d’être accentuée par l’existence du Campus Concorcet, de laboratoires d’excellences ou d’instituts ? Comment mener de pair ces partenariats ou, plus précisément, comment faire en sorte qu’ils se confortent en décuplant leurs effets ? Ces deux types de partenariats renvoient à ce qui constitue une des originalités de P8 ? L’ampleur et la qualité de son assise internationale et la spécificité de son territoire. Ces deux données qui ne sont assurément pas symétriques sont également susceptibles de constituer des atouts en ce qu’ils sont à l’image des bouleversements géo-politiques d’aujourd’hui. Par quoi Paris 8 peut constituer un laboratoire qui lui vaudrait d’être fidèle à la fonction que Vincennes a su remplir il y a plus de 40 ans. L’image du territoire se complexifie en effet dès lors qu’on cesse d’isoler les critères. Un travail en cours demandé à la cellule statistique par Boris Bove fait déjà apparaître que P8 a une forte assise dans le 93, où l’université a un rôle culturel et professionnel à jouer, mais le recrutement de l’université est aussi fortement parisien (26% des 21 940 étudiants inscrits en 2010 habitent Paris intra muros) : P8 est pas seulement une université de banlieue, c’est aussi une université parisienne, dont les partenariats devront aussi tenir compte de ceux établis par les autres établissements d’enseignement supérieur franciliens. Cela ne saurait naturellement masquer les disparités entre ceux des départements de P8 qui ont un recrutement principalement local et ceux dont l’assise est plus résolument nationale ou internationale. Cela ne dispense naturellement pas davantage d’une attention toute particulière à la sociologie des primo arrivants (poids des bac pro). Au moins convient-il de souligner que Paris 8 est devenu une composante à certains égards stratégique d’un territoire en plein bouleversements, qu’il s’agisse du grand Paris ou de ce pôle émergent autour de Plaine commune, des archives nationales et de Condorcet, où la place des SHS n’est pas à démontrer. Cette situation particulière de notre université a du reste requis l’attention des universités périphériques de Buenos Aires, confrontées à des questions similaires dans leur relation au centre. Le débat fait toutefois apparaître l’insuffisante mise en relation des expériences à l’œuvre aux diverses échelles de paris 8, propres à nourrir les tendances centrifuges. Il convient de réfléchir aux moyens de faciliter les échanges entre ces expériences ? Cela passe des échanges réciproques qu’il faut sans dote de donner les moyens de mieux coordonner. Si l’information ne règle pas tout, elle est du moins indispensable. Un document propre à attirer l’attention des enseignants du secondaire sur les atouts de Paris 8 pourrait ainsi mettre en avant ses spécificités pédagogiques mais également la qualité de la recherche (65% ou 75% ? des unités de recherche les mieux notées ans l’académie se trouvent à Paris 8) et les liens qu’elle entretient ipso acto avec l’étranger, les dynamiques à la fois intellectuelles et professionnelles à la fois qu’ouvrent nos partenariats avec les écoles d’art, conservatoires, archives nationales, qui participent partiellement de la recomposition du territoire et, bien sur, avec les universités étrangères et les potentialités ouvertes aux étudiants en terme d’échanges internationaux. Cette question pose bien sur la question de bourses d’accompagnement sur lesquelles il convient de pousser la réflexion. Il s’agit de montrer en quoi la politique d’ouverture qui est la notre relève d’autres logiques que celle des conventions mises en place sur les bases étroites par certaines grandes écoles. Il convient de s’interroger sur les manières de mieux structurer les convergences (mise en place d’interlocuteurs clairement identifiables sur l’université) . Ce premier échange doit au faible nombre de participants ne s’être focalisé que sur des aspects à l’évidence partiels. Qu’il est pu susciter néanmoins alimenter la réflexion des trop rares présents ne peut que plaider pour un nécessaire élargissement des présents et par là même des échanges et de la mise en œuvre d’un processus de construction de réponses. Denis Bertrand, Boris Bove, Danielle Tartakowsky

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